Les Archives départementales de l’Aube (AD10) viennent de publier de nouveaux registres d’écrous sur leur site Internet.
Ces registres concernent les prisons d’Arcis-sur-Aube, Bar-sur-Aube, Bar-sur-Seine, Nogent-sur-Seine et Troyes pour la période 1814-1924.
Récemment, trois autres services d’archives départementales ont également mis en ligne leurs registres d’écrou : les AD17 (Charente-Maritime), les AD24 (Dordogne) et les AD78 (Yvelines).
Les registres d’écrous ont été instaurés afin de pouvoir suivre l’incarcération des détenus. On les retrouve principalement à partir de 1808, quand le Code l’Instruction criminelle a rendu obligatoire la tenue de ces registres dans les prisons.
Ces registres permettent de retrouver de nombreuses informations sur un détenu : son état civil et son signalement, son acte d’écrou, la raison de sa condamnation, sa peine, les dates de son incarcération, etc.
Grâce à ces registres, les généalogistes vont donc pouvoir retrouver leurs ancêtres qui ont eu des démêlés avec la justice. Ils vont pouvoir mener une recherche de détenu en ligne, directement depuis le site des Archives départementales.
Pour consulter les registres d’écrou de l’Aube, il faut tout d’abord se rendre sur la page Registres d’écrou des archives départementales.
Sur cette page, vous pouvez rechercher les registres qui vous intéressent en spécifiant une plage de dates et la commune d’un établissement pénitentiaire. Vous pouvez alors consulter les registres qui concernent vos ancêtres.
Remarques :
- comme les registres d’écrou ne peuvent être publiés qu’après un délai de 100 ans (d’après le code des relations entre le public et l’administration), il faudra attendre pour pouvoir consulter en ligne les registres après 1924.
- les registres de la maison centrale de Clairvaux n’ont pas été bien conservés entre 1858 et 1915.
Pour faciliter vos recherches, vous retrouverez généralement un répertoire alphabétique des prisonniers à la fin de la plupart des registres.
De plus, il ne faut pas hésiter à rechercher un ancêtre dans les registres de plusieurs établissements pénitentiaires. Par exemple : dans les registres d’une maison d’arrêt (avant son jugement), puis dans les registres d’une maison de correction ou d’une maison centrale (après son jugement).

