Les Archives départementales de Charente-Maritime viennent de mettre en ligne une collection de registres d’écrou du centre pénitentiaire de Saint-Martin-de-Ré, couvrant la période de 1871 à 1923.
Cette nouvelle ressource comprend 51 registres numérisés, soit plus de 13 300 images consultables depuis chez soi.
Pour rappel, les registres d’écrou sont des documents administratifs qui consignent l’entrée des détenus dans les établissements pénitentiaires. Ils les recensent de manière chronologique en leur attribuant un numéro d’écrou unique.
Chaque enregistrement contient des informations sur l’identité du détenu, parfois son signalement physique, la nature de sa condamnation, la durée de sa peine, ainsi que les mouvements liés à son incarcération.
De plus, il existe différents registres selon le type de détenu : prévenu, accusé, condamné, etc.
Concernant la Citadelle de Saint-Martin-de-Ré, celle-ci est devenue une prison d’État en 1871. Par la suite, en 1873, elle a joué le rôle de « dépôt d’étape et lieu de condamnation pour les condamnés aux travaux forcés ».
Ainsi, cet établissement pénitentiaire a été un lieu de passage pour des milliers de forçats envoyés dans les bagnes coloniaux de Guyane et de Nouvelle-Calédonie.
Selon leur statut, ces condamnés au bagne étaient appelés « transportés » (condamnés de droit commun), « déportés » (condamnés politiques), ou « relégués » (récidivistes condamnés au bagne à perpétuité).
Pour consulter les registres d’écrou mis en ligne par les Archives départementales de Charente-Maritime, il faut se rendre sur la page Centre pénitentiaire de Saint-Martin-de-Ré (1871-1923).
Ensuite, les recherches se font depuis le moteur de recherche (en bas de la page), en indiquant : le type de registre recherché (répertoire ou registre d’écrou) et la période.
Remarque : si la date d’écrou est inconnue, il faut au préalable chercher le nom du détenu dans les répertoires alphabétiques.
Il est à noter que, pour le moment, seuls les registres de la Citadelle de Saint-Martin-de-Ré sont en ligne. Pour consulter les registres des autres établissements pénitentiaires, il faut donc se rendre en salle de lecture.
Par ailleurs, comme les registres d’écrou doivent respecter un délai de mise en ligne de 100 ans, les registres postérieurs à 1923 n’ont pas encore pu être mis en ligne.
Grâce à ces nouvelles archives, les généalogistes vont pouvoir retrouver de nombreuses informations sur leurs ancêtres incarcérés en Charente-Maritime : les raisons de leur condamnation, la durée de leur peine, les établissements où ils ont été détenus, leur signalement physique, les dates de leur incarcération, etc.
Enfin, rappelons que deux autres départements ont récemment publié leurs registres d’écrou : l’Aube et les Yvelines.
