Mémorial des victimes de l’esclavage : signalez les noms manquants

Mémorial national des victimes de l'esclavage du Trocadéro

Un Mémorial national des victimes de l’esclavage va être inauguré au premier trimestre 2027, dans les jardins du Trocadéro, face à la tour Eiffel.

Il servira à rendre hommage aux personnes qui étaient encore réduites en esclavage, dans les colonies françaises, lors du décret d’abolition de l’esclavage du 27 avril 1848 (sous la Deuxième République).

Les noms et prénoms des 215 000 personnes encore en esclavage seront gravés sur le Mémorial du Trocadéro. Ces noms ont été collectés grâce au travail de bénévoles, de généalogistes, d’enseignants et de chercheurs.

Le projet de ce mémorial a été lancé à l’initiative de quatre associations : l’Association martiniquaise de recherches sur l’histoire des familles, le Comité Marche du 23 mai 1998 (CM98), le Collectif réunionnais des noms pour la mémoire et l’Association des professeurs d’histoire et de géographie de la Guyane (APHGG).

Les associations invitent les descendants d’esclaves à vérifier la présence de leurs ancêtres dans les listes, et à signaler les noms manquants et les éventuelles informations à corriger.

Pour une personne victime de l’esclavage en Guadeloupe, en Guyane, en Martinique ou à Saint-Martin, la vérification peut se faire depuis la page Rechercher une personne du site du Mémorial du Trocadéro.

Pour un ancêtre esclave à La Réunion, la vérification est à faire sur le site Famille Esclave, qui est consacré à la reconstitution des familles d’esclaves sur l’île de La Réunion.

Remarque : certains enfants nés en esclavage ont été légitimés par le mariage de leurs parents après l’abolition. Ces enfants sont à rechercher dans les listes sous leur patronyme au moment de l’abolition, c’est-à-dire sous le nom de leur mère.

Dans le cas où une personne victime de l’esclavage ne figure pas sur ces listes, il est possible de le signaler via le formulaire « Ancêtres manquants ou demande de précisions », ou par e-mail.

Dans ce cas, il faut indiquer le nom et prénom de la personne, la région et la commune d’outre-mer concernée, et les références aux éventuelles archives.

Attention !

  • Les personnes affranchies avant le décret d’abolition du 27 avril 1848 ne seront pas inscrites sur le Mémorial.
  • Tous les signalements doivent être faits avant le 4 janvier 2026. Après cette date, il sera trop tard.

Le Mémorial des victimes de l’esclavage va donc permettre à leurs descendants d’honorer leurs aïeux. Il va également faciliter les recherches sur tous ceux et toutes celles qui étaient encore esclaves lors du décret d’abolition de 1848.

Pour finir, rappelons que les Archives nationales d’outre-mer ont récemment mis en ligne des registres d’affranchissement pour la Guyane et La Réunion.

De plus, les généalogistes souhaitant découvrir d’autres ressources pour retrouver un ancêtre esclave (dans les Antilles françaises, en Guyane ou à La Réunion) pourront consulter les pages départementales du Grand annuaire de la généalogie.

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Un commentaire

  1. Bolnet dit :

    Je voudrais retrouver le nom de es parents.
    Qui sont BOLNET
    BLEAU.
    EUPHROSINE
    BLEAU

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