Les Archives départementales du Calvados viennent de publier un registre des colporteurs et ambulants de la période 1859-1903, issu de la série M des archives préfectorales.
Ce registre permet de retrouver différentes informations sur un colporteur, un marchand ambulant ou un voyageur de commerce :
- son identité : nom, prénom, lieu de naissance, âge et domicile,
- la date de sa déclaration de colportage,
- la profession exercée,
- la nature des ouvrages ou des services proposés,
- le lieu où les ouvrages ont été estampillés,
- les pièces justificatives ayant permis d’obtenir l’autorisation de colportage.
Pour y accéder, le plus simple est d’utiliser ce lien direct : Registre des colporteurs et des ambulants.
Les registres des colporteurs ont été créés suite à la loi du 26 juillet 1849, qui avait principalement pour but d’encadrer le colportage de librairie : livres, écrits, brochures, gravures et lithographies.
Cette loi stipulait que les marchands ambulants devaient disposer d’une autorisation préfectorale, appelée « permis de colportage », pour pouvoir exercer leur profession.
Pour cela, le colporteur devait notamment fournir un certificat de bonnes mœurs délivré par le maire de sa commune, ainsi que le catalogue de ses articles. Par ailleurs, tout ouvrage qu’il proposait devait avoir été autorisé préalablement via une estampille (un timbre).
L’absence de permis ou d’estampille était passible d’une amende (entre 25 et 500 francs) et d’une peine de prison (entre 1 et 6 mois).
Le colportage de librairie a cependant assez rapidement décliné entre 1850 et 1900, et cette évolution est bien visible dans le registre mis en ligne par les Archives du Calvados.
En effet, dans les premières pages du registre, les marchands ambulants proposent presque uniquement des livres, des almanachs et des gravures.
Par la suite, de nombreux colporteurs proposent des services : charpentier, jardinier, peintre, couvreur, horloger, ramoneur, menuisier, journalier, brodeuse…
Grâce à la mise en ligne des Archives départementales, les généalogistes vont donc pouvoir retrouver leurs ancêtres qui étaient marchands ambulants dans le Calvados. Ils pourront également découvrir que certains d’entre eux exerçaient leur métier usuel (journalier, brodeuse, etc.) dans un cadre de colportage.
Pour finir, signalons que les Archives du Calvados ont multiplié les mises en ligne au cours de ce mois, en publiant notamment : les plans du cadastre rénové, les immatriculations des véhicules, les registres d’écrou, des tables de l’Enregistrement et de la presse ancienne.
Pour découvrir encore d’autres archives, on pourra bien sûr consulter l’annuaire de la généalogie dans le Calvados.
