Après l’Yonne, et les Yvelines il y a quelques semaines, les archives départementales d’Indre-et-Loire viennent à leur tour de mettre en ligne leurs registres d’immatriculations des véhicules.
L’histoire de la réglementation sur les véhicules commence en 1893, lorsqu’un certificat de capacité a été instauré pour avoir le droit de circuler dans Paris. En mars 1899, ce certificat de capacité a été étendu au reste de la France.
(Remarque : ce certificat de capacité existe encore aujourd’hui : on l’appelle « Permis de conduire »).
Le 11 septembre 1901, la plaque minéralogique a été instaurée pour tous les véhicules à moteur dont la vitesse dépassait 30 km/h. Le numéro d’immatriculation consistait alors de 4 chiffres suivis d’une lettre et d’un chiffre, par exemple : 1234 – K2.
Dans ce numéro, la lettre servait à désigner l’arrondissement minéralogique dont dépendait le véhicule.
A partir de 1928, le système d’immatriculation a été revu pour tenir compte du nombre grandissant de véhicules, et les arrondissements minéralogiques ont été supprimés. L’attribution des plaques a été confiée aux préfectures, et deux lettres ont été utilisées sur les plaques pour désigner le département d’immatriculation.
Par la suite, les plaques minéralogiques ont encore évolué en 1950, date à laquelle les numéros des départements ont été inscrits directement sur les plaques.
Les registres d’immatriculations des véhicules mis en ligne par l’Indre et Loire couvrent les années 1899 à 1950.
Ils concernent tous les véhicules immatriculés en Indre-et-Loire jusqu’à l’instauration des plaques d’immatriculation avec le numéro de département à 2 chiffres.
On peut y retrouver diverses informations sur les véhicules et leurs propriétaires, telles que :
- le type de véhicule : fourgon, berline, véhicule commercial, vélomoteur, etc.
- le nom commercial du véhicule (ou le nom du constructeur),
- le nom, le prénom et l’adresse des propriétaires successifs.
Parfois, on retrouve aussi des mentions inattendues. Par exemple, pour certains véhicules immatriculés en 1945 ou 1946, on peut lire qu’ils « proviennent des autorités allemandes ».
Pour les généalogistes, ces registres sont de nouvelles archives pour retrouver des informations sur leurs ancêtres (ou sur leurs grands-parents et parents).
Bien sûr, ce ne sont pas des informations clefs sur la filiation. Néanmoins, on pourra peut-être retrouver la mention de la mobylette d’un grand-père, la transmission d’une voiture d’un père à son fils, ou encore, une adresse qu’on ne connaissait pas.
Pour consulter ces registres d’immatriculations, il faut d’abord se rendre sur la page Automobiles et circulation des archives départementales d’Indre et Loire.
Dans la partie de gauche, vous pouvez alors filtrer les résultats en choisissant la période d’immatriculation recherchée, ainsi que le type de registre.
Ensuite, il suffit de sélectionner un registre et de le consulter à l’aide de la visionneuse.
Pour retrouver d’autres archives pour faire votre généalogie en Indre-et-Loire, vous pouvez également consulter l’annuaire des archives et ressources généalogiques d’Indre et Loire.

