Les Archives de Paris viennent de mettre en ligne les répertoires alphabétiques et les registres d’écrou de 13 prisons parisiennes, pour la période 1826 à 1975.
Ces registres permettent de retrouver un ancêtre incarcéré dans la capitale et de découvrir les circonstances de son arrestation et de sa détention.
Pour cela, il faut d’abord consulter les répertoires alphabétiques, qui sont classés d’abord par prison, puis par année et mois d’entrée, et enfin par première lettre du patronyme. Ces répertoires permettent d’identifier le numéro d’écrou du détenu, ainsi que sa section (arrêt, justice, correction, simple police, passager…).
Ensuite, on peut rechercher le détenu dans le registre d’écrou qui consigne différentes informations : état civil du détenu, apparence physique, degré d’instruction, condition d’entrée, dates des décisions, peines prononcées, empreintes digitales, date de sortie ou de transfert, etc.
Remarque : pour certaines prisons et certaines périodes, il n’existe pas de répertoire alphabétique. Dans ce cas, une table alphabétique est généralement placée à la fin du registre d’écrou. Pour en savoir plus, on pourra également consulter cet article sur la recherche d’un détenu dans les registres d’écrou.
Pour accéder à ces nouveaux registres, il faut se rendre sur la page Prisons parisiennes du site des Archives de Paris. Ensuite, le formulaire de recherche permet de filtrer les résultats selon plusieurs critères : l’établissement pénitentiaire, le type de document, la section, le numéro d’écrou et la période.
En raison de la présence de données sensibles dans ces registres, seuls les documents de plus de 100 ans (couvrant les années 1826 à 1925) sont visibles en ligne. Les registres plus récents de la période 1926-1975 ne sont donc consultables qu’en salle de lecture, aux Archives de Paris.
Pour cette raison, seuls dix établissements sont accessibles depuis le formulaire de recherche : Conciergerie, Grande Roquette, La Force, Madelonnettes, Mazas, Petite Roquette, Préfecture de police, Saint-Lazare, Sainte-Pélagie et Santé. Les trois autres prisons numérisées sont donc uniquement accessibles en salle de lecture, aux Archives de Paris.
Pour les recherches, les Archives de Paris donnent également ces quelques repères :
- Au 20e siècle, la Santé est la principale prison de primo-détention, avant l’affectation définitive du détenu. Si on ignore le lieu de détention d’un détenu, il est donc conseillé de le rechercher en premier dans cet établissement.
- Les garçons mineurs étaient incarcérés dans la prison de la Petite Roquette.
- Les femmes majeures et mineures étaient détenues à Saint-Lazare jusqu’en 1940, puis à la Petite Roquette après cette date.
Par ailleurs, si on ignore la date d’incarcération, on pourra rechercher la minute du jugement en correctionnel, qui mentionne souvent la date du mandat de dépôt.
Grâce à cette nouvelle mise en ligne des Archives de Paris, les généalogistes vont donc pouvoir retrouver des informations sur leurs ancêtres qui ont eu affaire à la justice. Ils pourront notamment retrouver leur lieu de détention, le motif de leur arrestation, la durée de leur peine, etc.
Au cours des derniers mois, les Archives de Paris ont également mis en ligne de nouveaux registres matricules militaires (classes 1859 à 1886), et indexé les recensements des années 1926, 1931 et 1936.
Pour retrouver d’autres archives pour faire sa généalogie à Paris, on pourra également consulter l’annuaire des ressources généalogiques de Paris ainsi que cet article sur les recherches dans l’état civil reconstitué.
Enfin, signalons que les Archives départementales du Calvados ont elles aussi récemment mis en ligne les registres d’écrou de leurs sept établissements pénitentiaires.
